Catégorie : Public ?

Les services de référence : un passé obscur, un présent nébuleux, un futur incertain

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ce sujet brûlant sans jamais oser le demander a été traité dans mon mémoire d’étude, désormais téléchargeable à merci sur : http://memsic.ccsd.cnrs.fr/mem_00000443.html

Résumé :
Nés il y a un siècle aux Etats-Unis, les services de référence connaissent depuis une dizaine d’années une chute sans précédent de leur fréquentation, provoquée par la diffusion d’Internet et l’usage massif des moteurs de recherche. Leur implantation tardive en France, souvent réalisée en passant directement à l’étape du virtuel, ne contribue pas à les mettre à l’abri d’une pareille désaffection. Le cas du Renseignement documentaire à la bibliothèque de l’INSA (Lyon) nous invite à une réflexion sur les perspectives d’avenir des services de référence et leur nécessaire adaptation à un environnement toujours plus concurrentiel.

Aucun conservateur n’a été maltraité durant la rédaction de ce mémoire.

J'aime pas les livres

Ce mercredi, comme nous manquions de personnel et que les futurs enseignants qui sont à l’IUFM devaient être en vacances ce soir, je me suis proposé de donner un coup de main à mes collègues bibliothécaires qui craignaient (à juste titre) un afflux d’usagers venant faire le plein de lecture pour lesdites vacances. J’ai donc quitté mon cher ordinateur et le non moins cher ENT afin de mettre les mains dans le cambouis. Funeste erreur…

Puisque je ne connais pas bien le fonds (très spécifique) et que j’aime pas les gens, j’ai décidé de remettre en rayons les ouvrages qui rentraient par wagons entiers (le futur prof se rassure en lisant beaucoup de littérature professionnelle, des trucs inimaginables), et ce de 13h00 à 19h00, afin de mettre à la disposition de la communauté mes petits bras musclés. Voici le bilan des courses et mes modestes réflexions, cependant que je repose mes pauvres pieds dans une bassine d’eau glacée : Continue reading “J'aime pas les livres”

C'est la faute au public!

Je ne peux m’empêcher de vous livrer le résultat d’une étude, réalisée par une équipe de recherche du Québec, sur l’efficacité des bibliothèques publiques (on devrait se sentir concerné!), dont j’ai eu vent en assistant à un congrès de bibliothécaires en fin de semaine dernière. D’après eux, il est impossible d’établir un lien de causalité entre le volume des collections, la quantité d’animations, le volume de personnel, etc., et la fréquentation de la bibliothèque. En gros, les bibliothèques les plus fréquentées ne sont pas forcément celles qu’on croit, ce ne sont pas forcément celles où il y a le plus de livres ou ni celles où il y a le plus de personnel. Aucun facteur ne peut, selon eux, expliquer le succès d’une bibliothèque ou non, ni son taux de pénétration dans la population.

L’équipe, qui a analysé les questionnaires remplis chaque année par toutes les bibliothèques publiques du Québec (tout ça pour ça), commence donc à travailler sur une nouvelle hypothèse de travail : l’efficacité d’une bibliothèque s’expliquerait par le dynamisme de la communauté dans laquelle elle s’insère. L’enquête est en cours….

En gros, ce n’est pas la bibliothèque qui insuffle son dynamisme à la communauté qu’elle dessert, mais l’inverse. Un peu déprimant pour nous, non?

Si je comprends bien, si ta bibliothèque ne marche pas, c’est pas ta faute, c’est la faute au public, qui n’est pas dynamique 😉

Voilà qui nous disculpe pour les années à venir…! Mais surtout qui donne à réfléchir…

Le débat est lancé!