Catégorie : Miam Miam

libérez Séverine!

Chers collègues,

Comme le fait Matthieu, je vous transmets un article que j’ai trouvé dans un journal obscur dont je tairai le nom…

« Hier, devant la Médiathèque française de Pékin, les passants ont pu voir défiler un étrange individu *(un et demi selon les organisateurs*, aucun selon les autorités qui s’en tamponnent le coccyx), scandant les mots suivants : LIBEREZ SEVERINE M. Informations prises, celle-ci est retenue prisonnière d’une bibliothèque française. Il semblerait d’autre part que cela fasse deux mois qu’elle n’a pas pu manger. En effet, nous avons pu capter des mails déguisés où elle clamait sa faim (nous avons ouïe dire de tortures organisées à coup de champagne….). Les responsables de son internement lui font du chantage au réchaud : elle ne peut pas faire réchauffer ses pithiviers car cela déclencherait l’alarme incendie, puis l’arrosage automatique et elle n’a pas de congélateur !!!!! (Ces mots peuvent sembler étranges mais d’après nos sources les bibliothécaires les comprennent…..). Nous devons secourir Séverine ! Certes c’est une chartiste. Mais n’accusons pas tous les chartistes d’être des contre-bibliothécaires.

A quand un pont aérien pour la nourrir ?

La semaine prochaine notre reportage à la bibliothèque de Stbip Gbip. où une bibliothécaire accusée de chartisme purge sa peine de rééducation par le travail manuel.

* notre envoyé spécial parlemente pour une photo….

* les organisateurs comptent le manuel Dewey comme un être à demi-part, c’est lamentable !»

Voilà, cet article m’a bouleversé. Si un pont aérien est organisé ; faites-le moi savoir, j’enverrais des nouilles sautées.

raphaëlle

PS : sinon tout va bien,

Je mange avec des baguettes
Je dépense pas trop de sapèques
Je travaille à la médiathèque
Et pour Gryphe je reviens
Je dédie ça à la coquette

Vive la semaine du goût !

Je m’excuse d’avance auprès de Solène, mais voici, à l’attention de Dominique, une nouvelle recette de la bibliothèque Carnegie pour susciter l’intérêt des lecteurs pour les fonds patrimoniaux, en l’occurence le fonds local d’une bibliothèque de province. 

Mercredi soir, tandis que dans ma petite chambre je m’arrachais les cheveux pour savoir quel agent de la bibliothèque risquerait sa vie pour sauver l’Evangéliaire slavon en cas d’incendie, un fumet appétissant me parvint du rez de jardin (oui, oui, comme à la Bn) et me rappela à une tâche plus sérieuse : assister à la conférence sur la gastronomie locale organisée à l’occasion de la semaine du goût. 

Le principe : un exposé sur les recettes les plus typiques de Champagne-Ardenne par deux des agents responsables du fonds local, photos à l’appui. Le tout régulièrement ponctué de réclame pour la bibliothèque, du genre : “Vous en saurez plus si vous venez consulter les ouvrages sur le sujet en salle de lecture”. Où l’on apprit, donc, que la ”cacasse à cul nu” est un plat ardennais à base de pommes de terre, confectionné dans l’ancien temps par les gens modestes qui ne pouvaient s’acheter de viande. Ou encore que le vin de Champagne (ne pas dire “Champagne” tout court !) est surnommé “le vin fou”. 

Continue reading “Vive la semaine du goût !”

9/11 in New York

C’était un jour comme aujourd’hui, un ciel dégagé et d’un bleu pur, et un peu plus de 70° F. Et il y a cinq ans, la journée de travail s’est arrêtée prématurément. C’est assez émouvant d’entendre le récit des collègues et de mon logeur.

A part ça, voici quelques photos de ma première semaine ici : New York use les chaussures et les jambes de qui veut voir Guggenheim, Met, Neue Galerie (ça, c’est pour la culture), Chinatown, Little Italy, SoHo et NoHo, Union Square (le dépaysement). Et, puisqu’avant de détruire les livres, il faut les acheter (n’est-ce pas, David?), j’ai aussi usé mes semelles à la célèbre “Strand”, avec ses 36 kilomètres de livres à acheter, une librairie magnifique et atypique, aussi grande que les Barnes & Noble, mais bien plus noble (un message sans parler une seule fois de livres, je me serais pendu). Côté nourritures terrestres, les gastronomies se côtoient, mais ne s’influencent guère (je ne sais pas quel goût a le chien, mais je jure qu’on ne me reprendra pas à aller dans un resto coréen de si tôt).
Un peu d’exotisme supplémentaire — comme si la société communautariste new-yorkaise en avait besoin — : me voilà depuis quelques jours occupé à cataloguer des rouleaux de prières magiques éthiopiennes (alphabet de même et langue ge’ez pour pimenter le tout). Conditions de travail excellentes (si l’on excepte que les Américains n’entendent pas du tout me laisser du temps libre à un stagiaire pour la recherche — si quelqu’un a le même problème, qu’il m’écrive pour me rassurer).

La religion est vraiment un thème omniprésent, mais ça n’étonne que les Européens…