Catégorie : Bibliothéconomie for ever

L’essayer, c’est l’adopter…

Daniel avait signalé l’existence de Zotero, une extension du navigateur Firefox qui permet de gérer les bibliographies sur le modèle de RefWorks ou EndNotes. J’ai installé ce petit outil sur Firefox chez moi et à l’Enssib, et ma foi, j’en suis fort content. Il récupère les notices à partir du Sudoc dès lors que vous avez cliqué sur une icône spécifique sur Firefox. Les notices sont enregistrées sur votre disque dur (ou celui de l’Enssib) dans le dossier de Firefox. Ensuite, vous pouvez créer des bibliographies sur Word mais en fonction uniquement de normes américaines. Vous pouvez exporter les notices dans un fichier pour les installer sur un autre ordinateur (à l’Enssib, par exemple). Tout est récupéré par Zotero : monographie, article, page web etc…. Mais attention, à ce jour, le Sudoc et Amazon.fr sont les seules bases bibliographiques françaises qui acceptent de travailler avec Zotero alors que la plupart des catalogues américains, notamment WorldCat, sont compatibles avec Zotero. L’interface est en français.…. Et c’est GRATUIT.

Voici les liens pour télécharger l’extension et la notice en français

Zotero nécessite l’installation préalable du navigateur Firefox 2. Pour installer ce plugin, il faut se rendre avec le navigateur Firefox à la page http://www.zotero.org/ et cliquer sur le bouton « Download ». Si Firefox signale qu’un élément a été bloqué, il faut mettre zotero.org dans la liste des plugins admis.

Notice en français :

http://www.ciera.fr/ciera/IMG/pdf/tutorial_zotero.pdf

J’ai aussi installé sur Firefox l’extension Foxlingo qui vous traduit un site web en un clin d’œil dans un onglet séparé (traduction du chinois, du catalan, du japonais, du latin, du grec ou de l’anglais en français et vice versa). La traduction est illisible mais … c’est gratuit.

Foxlingo : https://addons.mozilla.org/firefox/2444/

Une semaine numérique (suite)

Pour ceux qui veulent approfondir le QUI de Daniel (quel public, à quoi ça sert le nomadisme avec dix mille livres dans sa poche), Arnaud Noury, président d’Hachette Livres a dit des choses pas stupides sur France Inter  dans l’émission “J’ai mes sources” du vendredi 19 janvier. Attali, avec le côté agaçant des prophètes, a été assez péremptoire (le papier va disparaître dans la majorité de ses usages actuels). Au fond, pour les habitués du débat sur la mort du livre, rien de neuf. En revanche, sur les implications commerciales et la viabilité de nouveaux modèles économiques, plusieurs chiffres ont été avancés, et vu la position occupée par A. Noury, on peut les croire bien renseignés. A podcaster…

La semaine est numérique…

Nous découvrons cette semaine les merveilles de la numérisation de fonds (anciens en général) et tout ce que l’on peut faire des vieux bouquins avant/au lieu de les jeter. Après des cours sur les problèmes de droits (ah ben non, on ne peut pas numériser et diffuser tout ce que l’on veut) et les questions plus “politiques” ( QUI – A quel public destine-t-on les documents numérisés ? QUOI – Qu’est-ce qui a suffisamment d’intérêt pour être numérisé, sachant que la numérisation a un coût ?), nous sommes entrés dans le monde magique de la technique (ceux qui suivent reconnaissent le COMMENT) et des manières de numériser, d’océriser, de diffuser les documents.

Tout cela pour quoi ? Eh bien, si l’on croise ce qui précède avec le récent post de Manue, on voit se profiler un bel avenir où nos documents seront disponibles sous forme numérique dans les bibliothèques de Second Life, où nous travaillerons.

L’avantage ? Continue reading “La semaine est numérique…”

Rêvons un peu…

Un petit moment de rêve futuriste: le portail national des bibliothèques danoises où l’on peut d’une part rechercher toutes les parutions et d’autre part voir ce que possède les bibliothèques. Quand vous êtes inscrits, vous pouvez en plus faire une réservation.
(c’est en anglais)
Et en prime, même si le document n’est pas dans votre bibliothèque habituelle, on vous l’amène ou il peut être livré dans la bibliothèque de votre choix…
Pourquoi est-ce réservé aux seuls inscrits d’ailleurs?

Rétroconversion à Berlin, Munich et à la bib. nat. allemande

A la demande de Daniel, je colle ici un aperçu de la rétroconversion à Berlin (le lieu que je connais le mieux, augmenté de quelques données pour le reste), même si le tout n’a rien à voir avec mon actuel stage.

Die deutsche Bibliothek, depuis peu Die deutsche Nationalbibliothek (où va se réfugier l’influence culturelle française?), a un catalogue complet de 21 millions de volumes, recensant les collections de ses deux principaux sites: Leipzig (13,2 millions) et Francfort-sur-le-Main (7,8 millions). Il reste environ 1,2 million du Deutsches Musikarchiv qui ne sont pas compris dans le catalogue, parce qu’ils font l’objet d’un catalogue séparé. Continue reading “Rétroconversion à Berlin, Munich et à la bib. nat. allemande”

Yahoo questions réponses

Depuis quelques semaines, les murs du métro parisien sont couverts d’affiches plus ou moins énigmatiques sur l’ouverture d’un nouveau service sur Yahoo : les questions réponses. Si comme moi vous avez été gavés depuis votre tendre enfance au Guichet du Savoir, voire à Sinbad pour les plus bnfisés, ces affiches (apparemment reliées par des publicités TV mais je n’ai pas la TV) auront sans doute piqué votre curiosité. Continue reading “Yahoo questions réponses”

Patrimoine et lecture publique : une anecdote

Un petit billet pour raconter des expériences intéressantes et, je crois, impossibles à vivre en France, dans un contexte marqué par la “fausse querelle des anciens et des modernes” (l’expression est de Valérie Tesnière, de l’IGB, dans le dernier BBF.
L’autre jour (mercredi dernier), je vais une nouvelle fois travailler à la NYPL (New York Public Library), dans divers départements, pour y faire les recherches nécessaires à mon stage à la Morgan (oui, pour ceux qui n’ont pas suivi, je rappelle que mon temps de recherche personnelle a été supprimé au motif que je fais bien de la recherche durant mon stage).
Au département des cartes, une belle salle à plafond doré, je commande et obtiens rapidement des grands atlas (in plano maximo) du 19e siècle sur la table de la réserve, et, immédiatement à côté, je dépose un livre que j’ai transporté depuis la Morgan (pas très précieux, mais un peu ancien puisque de 1834). Arrive un couple de Texans (Bill et je ne sais plus qui) et leur enfant (Bart, 8 ans). Ils commencent par toucher le livre que j’ai apporté de la Morgan et, un peu étonné, je me contente d’un “”xcuse me!” qui me vaut une réponse pas du tout gênée : “Il est à vous / toi, ce livre ?”. La réponse étant oui, je parviens à faire cesser le tripotage intempestif. Sauf que, pas plus de 10 secondes après, les voilà qui feuillettent les grands atlas de la NYPL. Etant à la table de la réserve, sous les yeux des curators, et ne pouvant plus arguer de la possession, je laisse faire, et alors se passe l’impensable… : rien. Oui, rien de rien. Ils continuent. Comme la plupart des Américains, ils se révèlent être d’une gentillesse désarmante et confondante, me posent des questions sur ce que représentent les cartes, comment elles ont été tracées, ce que je fais, pourquoi je compare les cartes ; le père répète tout à l’usage de son fils en dramatisant un peu (je suis devenu Sherlock Holmes à la recherche du malfaiteur qui a fait la copie d’une carte, à la recherche de ses outils comme au Cluedo, et sur la piste du lieu du crime comme un détective privé ; tout cela étant d’ailleurs parfaitement juste, sauf que de mon côté les mots Sherlock Holmes, Cluedo et Private n’ont pas été prononcés). La discussion prend décidemment un tour amical inattendu et nous échangeons nos expériences new-yorkaises autour des atlas de Santarem (éditions de 1842 et 1849).
Bref, je résume Continue reading “Patrimoine et lecture publique : une anecdote”

De l'art de bien traiter le client (la bibliothéconomie américaine)

Un petit billet sur la lecture publique à l’américaine… Derrière la New York Public Library se trouve un parc, rénové à grands frais par les nombreuses entreprises du quartier, qui se sont cotisées pour offrir à leurs employés un espace agréable où passer la pause de midi. Première intervention du mécénat pour assurer une mission qui, en France, relève des collectivités publiques. Premières photos : un bout de ce parc et la NYPL vue de dos sur celle de gauche.

 Bryant Park dos NYPL.jpg          DSCF0149.JPG

Comme il se doit, ce parc est équipé de wifi. Sponsorisé par une firme qui y reconnaît sans doute ses intérêts (Google).

 Bryant Park wifi Google1.jpgDe quoi consulter le catalogue en ligne de la NYPL, ou plutôt les deux catalogues en ligne, celui des bibliothèques de recherche et celui de la lecture publique (une petite subtilité qui m’avait, je l’avoue, échappé – il paraît que je ne suis pas le premier).

La bibliothèque centrale publique n’est pas dans le bâtiment ancien, mais en face, avec la 5e avenue à traverser. Pour ceux qui ne veulent pas aller un bloc plus loin pour emprunter des livres — ce qui pourtant se fait à la vitesse du travail à la chaîne (avec des automates de prêt, bien entendu) —

DSCF0157.JPG

il y a aussi une salle de lecture dans le parc. Sponsorisée aussi, mais là, je ne vois pas très bien le rapport entre HSBC et les livres.

HSBC Rearding Room Bryant Park

La bibliothéconomie de l’institution où je travaille est un peu moins exotique, quoique l’emploi de Marc21 pour cataloguer des manuscrits n’est pas très répandu du côté européen de l’océan, pas plus que le catalogage séparé de chaque miniature dans une notice propre (mais subordonnée hiérarchiquement). C’est un peu comme intégrer Mandragore et la banque d’images de la BnF dans Bn-Opale plus, ou intégrer Liber Floridus et la bases Enluminures dans la version numérique du Catalogue général des manuscrits de France. La chose semble inouïe mais fonctionne plutôt bien. En tout cas, vu d’ici, l’intégration des différentes ressources dans un catalogue unique ne suscite aucune réticence, au contraire. Pour ce qui est du catalogue intégré, on apprend vite à jongler avec les limitations de recherche, ou avec des recherches plus ciblées pour éviter le bruit.

Avec tout cela, entre les grands débats Marc21 contre EAD et la participation aux événements culturels new-yorkais (car la Morgan Library et ses conservateurs se doivent d’y être présents), je me dirais presque que c’est une bonne chose qu’on m’ait supprimé mon temps de recherche personnel, parce qu’il y a largement à faire. En tout cas, pas le temps de dormir sur les livres, malgré l’exemple qu’on m’a mis sous les yeux.

 Léon dormant

 (c’est le personnage à droite, endormi sur un livre, qui me plaît beaucoup et que j’envie, pas saint François en train de recevoir les stigmates… à d’autres le masochisme).

 

 

Le blues du (jeune mais plus tant que cela) conservateur

SCORM, LOM-FR, OPAC, RSS, SIGB, OAI, Dublin Core, XML, Plone/Zope, PHP, MySql, Overlay Journal, DSI, PEB, e-books, SSO, CAS, etc., etc.
Voici mes nouveaux amis, que j’essaie de maîtriser vaguement dans le cadre de mon stage/mémoire d’étude. Et tout ça pour qu’un usager/étudiant, un jour, me demande (via Ask a Librarian évidemment) si nous avons le dernier Harry Potter !! Si si, je sens que ça arrivera….