Catégorie : à l’étranger…

Table-ronde aux Entretiens Territoriaux de Strasbourg

Les élèves conservateurs territoriaux ont organisé une table-ronde le mercredi 6 décembre 2006 de 14h à 16h dans le cadre des Entretiens Territoriaux de Strasbourg.

Entre offre privée et offre publique, quelle place pour le service public de la culture?

L’expansion de l’univers numérique s’est traduit dans le domaine culturel par un développement de l’offre privée qui engage le service public de la Culture à réaffirmer ses missions et à redéfinir ses actions.
Après avoir présenté les bouleversements technologiques et institutionnels récents, la table ronde réfléchira aux enjeux politiques de l’offre culturelle tout en traçant des pistes pour l’avenir des services publics de la Culture. Continue reading “Table-ronde aux Entretiens Territoriaux de Strasbourg”

Rêvons un peu…

Un petit moment de rêve futuriste: le portail national des bibliothèques danoises où l’on peut d’une part rechercher toutes les parutions et d’autre part voir ce que possède les bibliothèques. Quand vous êtes inscrits, vous pouvez en plus faire une réservation.
(c’est en anglais)
Et en prime, même si le document n’est pas dans votre bibliothèque habituelle, on vous l’amène ou il peut être livré dans la bibliothèque de votre choix…
Pourquoi est-ce réservé aux seuls inscrits d’ailleurs?

Comme quoi il est possible d'etre aristo et proche du peuple

Je vous ecris presentement de la salle informatique de la fondation Querini Stampalia, a Venise, qui est a mon avis un modele de bibliotheque. A l’origine, le batiment qui l’abrite etait un palais prive occupe comme tous ses petits congeneres venitiens par une famille de pur sang bleu. Lorsque le dernier membre de cette famille a eu la bonne idee de preferer les hommes aux femmes et donc de ne point enfanter, il decida de leguer par testament son palais, sa splendide collection de livres et sa fortune a la ville de Venise pour peu qu’elle s’engage a :

1. Faire de son palais un lieu de culture dans lequel on trouverait a la fois un musee, une bibliotheque, des expos, des concerts, etc.

2. Conserver ses livres et augmenter sa collection, en s’interessant particulierement a l’histoire de Venise

3. (le plus genial) Ouvrir la bibliotheque justement lorsque les autres bibliotheques de Venise sont fermees, et l’ouvrir a tous, sans denaturer le site.

En pratique, on trouve dans ce palais magnifique un musee, une cafeteria, une librairie, des cours de musique et plein d’autres choses, mais surtout une bibliotheque magnifique, dans laquelle une grande partie des collections est en libre acces, ou l’on rentre en se faisant faire une carte (gratuite et a vie) que l’on obtient quel que soit son niveau d’etude. Le must, c’est quand meme que les salles de lectures sont installees dans les anciennes pieces du palais, restees telles quelles. On travaille donc sur des tables en bois, sous l’oeil bienveillant des ancetres, dont les tableaux ornent les murs. Bien sur, l’acces a Internet est gratuit, on peut imprimer et scanner les documents (les siens ou ceux de la bib) et l’on dispose de 15 heures par mois, quand on veut. Le mieux est encore a venir : cette bibliotheque est ouverte TOUS les dimanches et TOUS les jours feries, jusqu’a 22h, ainsi que tous les jours de la semaine sauf le lundi jusqu’a minuit. Sachant que les autres bibliotheques venitiennes ont des horaires d’ouverture plus que restreint (le must etant le mardi et le jeudi de 9h a 13h), et qu’elles ne communiquent les documents (5 par jour, trois a la fois) que le matin, je tire mon chapeau au sieur Querini !

Rétroconversion à Berlin, Munich et à la bib. nat. allemande

A la demande de Daniel, je colle ici un aperçu de la rétroconversion à Berlin (le lieu que je connais le mieux, augmenté de quelques données pour le reste), même si le tout n’a rien à voir avec mon actuel stage.

Die deutsche Bibliothek, depuis peu Die deutsche Nationalbibliothek (où va se réfugier l’influence culturelle française?), a un catalogue complet de 21 millions de volumes, recensant les collections de ses deux principaux sites: Leipzig (13,2 millions) et Francfort-sur-le-Main (7,8 millions). Il reste environ 1,2 million du Deutsches Musikarchiv qui ne sont pas compris dans le catalogue, parce qu’ils font l’objet d’un catalogue séparé. Continue reading “Rétroconversion à Berlin, Munich et à la bib. nat. allemande”

une université au milieu des champs de maïs

un champ de maïs : c’est la première chose que je vois tous les matins quand le soleil levant me réveille (tôt, je suis juste après la ligne de passage à l’heure “centrale”). après vingt minutes de marche le long du luxueux parc de recherche (financé par Motorola et d’autres comme State Farm, qui n’est pas l’organisme central résultant de la collectivisation des terres agricoles, mais une compagnie d’assurance) et des différentes enceintes sportives, deux élements essentiels d’un campus universitaire nord-américain, j’arrive à la bibliothèque, située au coeur du campus proprement dit, lui-même étant à cheval sur les deux villes d’Urbana et de Champaign (ainsi nommée parce que le paysage de la région aurait des ressemblances géologiques avec la Champagne. Dans la mesure où tout ici est plat et surtout qu’il n’y a pas de vignes mais du maïs, donc, j’ai du mal à voir ladite ressemblance).

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Patrimoine et lecture publique : une anecdote

Un petit billet pour raconter des expériences intéressantes et, je crois, impossibles à vivre en France, dans un contexte marqué par la “fausse querelle des anciens et des modernes” (l’expression est de Valérie Tesnière, de l’IGB, dans le dernier BBF.
L’autre jour (mercredi dernier), je vais une nouvelle fois travailler à la NYPL (New York Public Library), dans divers départements, pour y faire les recherches nécessaires à mon stage à la Morgan (oui, pour ceux qui n’ont pas suivi, je rappelle que mon temps de recherche personnelle a été supprimé au motif que je fais bien de la recherche durant mon stage).
Au département des cartes, une belle salle à plafond doré, je commande et obtiens rapidement des grands atlas (in plano maximo) du 19e siècle sur la table de la réserve, et, immédiatement à côté, je dépose un livre que j’ai transporté depuis la Morgan (pas très précieux, mais un peu ancien puisque de 1834). Arrive un couple de Texans (Bill et je ne sais plus qui) et leur enfant (Bart, 8 ans). Ils commencent par toucher le livre que j’ai apporté de la Morgan et, un peu étonné, je me contente d’un “”xcuse me!” qui me vaut une réponse pas du tout gênée : “Il est à vous / toi, ce livre ?”. La réponse étant oui, je parviens à faire cesser le tripotage intempestif. Sauf que, pas plus de 10 secondes après, les voilà qui feuillettent les grands atlas de la NYPL. Etant à la table de la réserve, sous les yeux des curators, et ne pouvant plus arguer de la possession, je laisse faire, et alors se passe l’impensable… : rien. Oui, rien de rien. Ils continuent. Comme la plupart des Américains, ils se révèlent être d’une gentillesse désarmante et confondante, me posent des questions sur ce que représentent les cartes, comment elles ont été tracées, ce que je fais, pourquoi je compare les cartes ; le père répète tout à l’usage de son fils en dramatisant un peu (je suis devenu Sherlock Holmes à la recherche du malfaiteur qui a fait la copie d’une carte, à la recherche de ses outils comme au Cluedo, et sur la piste du lieu du crime comme un détective privé ; tout cela étant d’ailleurs parfaitement juste, sauf que de mon côté les mots Sherlock Holmes, Cluedo et Private n’ont pas été prononcés). La discussion prend décidemment un tour amical inattendu et nous échangeons nos expériences new-yorkaises autour des atlas de Santarem (éditions de 1842 et 1849).
Bref, je résume Continue reading “Patrimoine et lecture publique : une anecdote”

Nouvelles milanaises

Ciao a tutti,

Je parviens enfin à donner quelques nouvelles milanaises…
Duomo
Je ne vous parlerai pas cette fois des découvertes touristiques qui continuent à agrémenter mon séjour, mais de mes découvertes professionnelles à la bibliothèque municipale de Milan.
Je n’ai pas de bureau attitré et je circule surtout du service des acquisitions au service de référence, en passant par le bureau de la coordinatrice de 4 bibliothèques de quartier et par la salle de lecture où je travaille à mon mémoire avec mon propre ordinateur au milieu des étudiants (puisque c’est l’essentiel des usagers dans cette salle). Ce détail avait été convenu lors de ma visite en mai dans la mesure où les bureaux manquent à la Bibliothèque Sormani.
Je tente actuellement de comprendre le fonctionnement du SBN (Servizio Bibliotecario Nazionale) qui est un peu l’équivalent du SUDOC avec une différence importante Continue reading “Nouvelles milanaises”

Les poupees russes

… ou l histoire de mon WE a Saint Petersbourg.

Eh oui car un des gros avantages d etre a Moscou c de pouvoir aller faire un tour dans d autres villes, et Saint Petersbourg je ne pouvais pas le louper cette annee. Le train de nuit russe, c genial, si ce n est que nous n avaons pas la meme conception du petit dejeuner (personnellement je ne mange pas de pate ni de pistaches le matin). On a debarque a sept heures du matin sur la perspective Nevski et pour tous ce qui comme moi ont ete emotionnes par Gogol c quelque chose de grandiose. On aurait presque pu voir se lever le soleil s  il s etait leve a un moment de la journee.

La ville geniale: palais, canaux, grosses dorures et mauvais gout russe partout, j adore!!! Les restaus, super, on peut manger pour trois fois rien a s en faire exploser (il n y a ici aucune refernce a aucun film). Et alors surtout l Ermitage, c quelque chose a voir. Ca degouline de dorures, de dentelles, de gros tissus rouges, de marbre vert… c impressionnant (meme si je n irais pas jusqu a dire que j aime) Et les collections de tableaux sont vraiment impressionnantes (l interieur rouge de Matisse est la par exemple).

Enfin, nous sommes alles faire un petit clin d oeil a Romain Duris en arpentant la rue parfaite qu il vante dans le film (sauf que pour des raisons pratiques nous n avons pas deambule au milieu de cette rue tres frequentee par les automobilistes en talons aiguille, mais bon n est pas star qui veut).

 

Bom dia tudos

More...Le soleil brille sur Luanda, la saison du Cacimbo (ce petit « hiver » sec, frais et poussiéreux propre au plateau de la capitale angolaise) s’est achevée hier avec la venue de la première pluie hier matin. Les températures grimpent et l’eau se réchauffe dans les baies. Le IIIe Symposium de la Culture Nationale Angolaise a pris fin lui aussi et les cartons de prospectus, d’affiches et de polycopiés des interventions encombrent pour quelques jours encore les bureaux de la BnA . Hier après le travail j’ai eu la chance de visiter la Fortaleza San Miguel, ce bastion blanc qui surplombe et surveille l’entrée de la baie de Luanda. Photos autorisées par les soldats à condition de ne pas se tourner vers le palais présidentiel. 360° -60°. J’ai bien l’intention de revenir de nuit pour prendre des photos de la capitale éclairée. Presque aussi impressionnant que San Francisco vue du roc d’Alcatraz. Enfin, c’est peut-être un peu exagéré…

Les VIE qui me sortent un peu depuis mon arrivée ici (sans voiture et sans eux, ce serait métro-boulot-dodo) me font découvrir peu à peu les alentours et l’intérieur de la capitale. Il paraît qu’il existe encore à Luanda des bars plus ou moins louches mais dont la réputation a gagné jusqu’à l’Afrique du Sud, et où on croise de vrais personnages de romans, Continue reading “Bom dia tudos”

Entre le ciel et la terre

Les concours de bureaux font-ils partie des messages professionnels auxquels Daniel nous incite ?

Pariant que les conditions de travail des bibliothécaires sont un sujet qui passionne nos collègues dans toutes la France, et pour montrer que je continue à lire biblio-fr de l’autre côté de l’Atlantique (et en dehors des horaires de travail, s’il vous plaît), je réponds que oui.

Alors tout d’abord où je travaille vu de haut et taggé wiki
http://www.wikimapia.org/#y=40749141&x=-73981247&z=19&l=0&m=a

Et maintenant ce que je vois depuis ma fenêtre : Morgan Library, vue vers le Nord, 4e etage

Pour les jaloux et les bibliothéconomes, sachez que les architectes de renommée internationale (Renzo Piano) comme d’autres (un certain Dominique P. pour la BnF) n’ont pas forcément une vision claire de nos besoins, et cela n’est pas différent à New York.

L’entrée des employés est sympa tout de même (surtout que là, c’est le soir, donc c’est plutôt la sortie :o)   )
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Pour les nouvelles de la bibliothèque, et les amoureux de musique, l’expo Bob Dylan ouvre le 29. Envie de venir me rendre visite ?