Table ronde des Entretiens Territoriaux de Strasbourg: plan détaillé

Entre offre privée et offre publique, quel place pour le service public de la culture?
table-ronde organisée par les élèves territoriaux de la promotion Flora Tristan.

Afin d’éviter une suite de présentation, nous avons choisi d’élaborer avec les intervenants un plan détaillé qui permettait à chacun d’intervenir tout au long de la table-ronde. L’INET nous imposait par ailleurs 45 minutes de débats pendant les 2 heures de la table-ronde, nous avons choisis d’ouvrir la discussion à la fin de chaque grande partie. En attendant la mise en ligne sur le site des ETS du compte-rendu au cours du mois de mars 2007, voici le plan détaillé:

Introduction

Fonctionnement de la table ronde

Les intervenants
:
M. Alphonse Troestler, vice-président chargé de la culture au Conseil Général du Bas-Rhin (remplace Mme Cullen, maire-adjointe chargée de la culture à Lille qui n’a pu être présente)

M. Philippe Diaz, responsable du Cyberlab, Médiathèque de l’Astrolabe (Melun)

M. François Rouet, responsable des études économiques, Département Etudes et Prospectives du Ministère de la Culture

Sujet vaste
Certains éléments ne pourront être qu’abordés

Rappel de la problématique :

La coexistence d’une offre publique et d’une offre privée n’est pas récente mais l’essor très important du monde numérique bouleverse la donne en terme d’usage, d’accessibilité, de médiation et de perrenité…

Après avoir donné des éléments de contexte, la table ronde évoquera les enjeux démocratiques d’une offre culturelle soumise à différentes contradictions et tracera quelques pistes d’évolution pour les services publics.

1/ Démultiplication de l’offre culturelle : attiser la curiosité ou augmenter les profits ?

A/ Croissance continue de l’offre et multiplication des canaux de diffusion

Diversité du champ et donc des services culturels

Multiplication des lieux et des événements culturels (de + en + de musées et de bibliothèques, de festivals ou d’actions culturelles…)

Multiplication des contenus

Augmentation du nombre de livres publiés : différence de positionnement librairies-bibliothèques ; un exemple de réponses différentes à une évolution similaire.Plus de radio et télé grâce à la TNT, au câble, et à internet.

Multiplication des canaux

Développement des gratuits de presse ( nouveaux canaux de diffusion massifs qui véhiculent une info culturelle directe ou indirecte)Web : offre de musique ; télévision et vidéo à la demande…

B/ Des usages exigeants et insaisissables

Evolution des pratiques et des usages

Utilisation différente des lieux (plus de consultation sur place en bibliothèque)

Chacun crée ses contenus : écrits, audio et vidéo grâce à la démocratisation des outils multimédias
Et les fait connaître facilement grâce à internet

P2P, usage culturel mobile : pouvoir avoir accès à tous les contenus, partout et à tout moment ; évolution du web (web 2.0)

Culture coupée des lieux et des instances institutionnelles ?

Nouvelles formes de médiation : recommandation culturelle hors institutions culturelles via les réseaux sociaux virtuels (blogs et autres…)

C/ Des acteurs à la recherche d’un modèle : quels impacts de l’économie sur le secteur culturel ?

Le secteur privé est à la recherche d’un modèle économique : la multiplication des canaux de diffusion ne multiplie pas les recettes. Modèle de communication publicitaire dominant.

Dans le secteur public aussi se pose la question de l’articulation entre les objectifs et les moyens, mais sa réponse est d’ordre politique plus que strictement économique.

Question du partage entre public-privé

Bien préciser qu’il existe différents niveaux d’intervention publique
Certes le secteur public privatise son offre de services : polyvalence des personnels, maîtrise ou réduction des coûts (cf. LOLF) et recherche d’efficacité via la mise en place des 35 heures.

Comment mieux accueillir, élargir son public exigeant avec des moyens constants et dans un contexte juridique qui n’est pas favorable. Quelles solutions ? (intercommunalité ?)

(discussion)

2/ Le numérique peut-il encourager ou prolonger la démocratisation culturelle des politiques publiques ?

La démocratisation culturelle est-elle toujours au cœur des politiques publiques?

A/ L’ère numérique accentue l’éclatement du champ culturel au risque de la peau de chagrin pour les services publics

Le numérique change la relation à la culture

Importance de l’évènementiel

Remise en cause du rôle social de la culture:

Une offre culturelle moins fraîche pour les pauvres
vs l’accès aux nouveautés payantes pour les riches

Ghetto de missions strictement patrimoniales qui restent importantes.

Risques d’un accès parcellaire pour les institutions culturelles qui n’auront pas les moyens de payer pour l’intégralité des contenus payant.

B/ Scénario du pire: l’offre culturelle peut-elle évoluer vers le tout payant?

Risques et limites du numérique

Fin de l’accès démocratique à la connaissance et à la culture:

Disparition du bien commun culturel au profit de contenus privatisés (certaines œuvres seraient en accès payant, payer à chaque fois que l’on veut consulter une œuvre…)

Dans le rapport public – privé: essor de la gratuité dans l’offre publique

Les répercussions du respect du droit d’auteur dans les secteurs culturels où cela se fait particulièrement sentir (dont les bibliothèques)

quid du citoyen critique et du citoyen qui peut s’épanouir hors de son travail?

quid du citoyen qui n’a pas accès au numérique? Comment la politique culturelle les prend-elle en compte? Nouvelle forme de fracture.

Quid des publics en difficultés qui n’auront pas accès à la culture quelles que soient les modalités de l’offre ?

C/ … avec atomisation et instabilité des contenus culturels

Le labyrinthe numérique: trop de contenus tue les contenus

question de la sélection et de la médiation
Comment accéder au contenu précis qui nous intéresse?

Effacement de la frontière entre contenus créés par tout un chacun et les contenus crées par des artistes ou des scientifiques

Disponibilité aléatoire des contenus pour des raisons techniques, juridiques et financières

Que restera-t-il?

(discussion)

3/ Vers une culture participative?

A/ Le service public comme espace libre et vivant de culture

Evolution des espaces culturels et de leurs missions: notion de bibliothèque agora

Importance des espaces de partage et de socialisation autour de la culture

B/ Le service public comme espace proposant un accès physique et numérique à la culture

Favoriser l’appropriation de la culture sur place ou sous forme numérique

fonction éducative et fonction de sélection face à l’offre
Institution comme médiation physique ou virtuelle devant l’océan culturel.

Comment adapter les modalités de médiation, les locaux et les services en fonction des modes de vie ou des besoins: in situ ou à distance

Développement des accès numériques -> lever les difficultés juridiques et financières

C/ Le service public comme espace libre pour une culture participative

Participation des citoyens: co-création des contenus culturels avec les usagers

Participation à l’évolution des services offerts

Espace culturel comme tremplin à leur propre création

Co-création des contenus virtuels grâce aux compléments apportés via des commentaires, des blogs, des wikis (évoquer l’actualité de Wikipédia ?), etc…

(discussion)

Conclusion

Service public de la culture = fonction de médiation, d’accompagnement, de sélection réaffirmée quelque soit le mode d’appropriation?

Continuer la démocratisation quelque soit le contexte

Dans la phase actuelle de transition, les services publics se doivent d’expérimenter et de se développer dans le monde numérique tout en confortant l’accès physique.

3 thoughts on “Table ronde des Entretiens Territoriaux de Strasbourg: plan détaillé

  1. Malheureusement non, l’enregistrement est sous haute protection à usage unique de l’entreprise qui rédige les comptes-rendus. Les ETS ne sont pas encore un évènement 2.0.

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