C'est la faute au public!

Je ne peux m’empêcher de vous livrer le résultat d’une étude, réalisée par une équipe de recherche du Québec, sur l’efficacité des bibliothèques publiques (on devrait se sentir concerné!), dont j’ai eu vent en assistant à un congrès de bibliothécaires en fin de semaine dernière. D’après eux, il est impossible d’établir un lien de causalité entre le volume des collections, la quantité d’animations, le volume de personnel, etc., et la fréquentation de la bibliothèque. En gros, les bibliothèques les plus fréquentées ne sont pas forcément celles qu’on croit, ce ne sont pas forcément celles où il y a le plus de livres ou ni celles où il y a le plus de personnel. Aucun facteur ne peut, selon eux, expliquer le succès d’une bibliothèque ou non, ni son taux de pénétration dans la population.

L’équipe, qui a analysé les questionnaires remplis chaque année par toutes les bibliothèques publiques du Québec (tout ça pour ça), commence donc à travailler sur une nouvelle hypothèse de travail : l’efficacité d’une bibliothèque s’expliquerait par le dynamisme de la communauté dans laquelle elle s’insère. L’enquête est en cours….

En gros, ce n’est pas la bibliothèque qui insuffle son dynamisme à la communauté qu’elle dessert, mais l’inverse. Un peu déprimant pour nous, non?

Si je comprends bien, si ta bibliothèque ne marche pas, c’est pas ta faute, c’est la faute au public, qui n’est pas dynamique 😉

Voilà qui nous disculpe pour les années à venir…! Mais surtout qui donne à réfléchir…

Le débat est lancé!

3 thoughts on “C'est la faute au public!

  1. si je me souviens bien, Cécile F. étant à la BnF et Cécile G. en pays outaouais, ce billet nous vient de Cécile Boillot, non ?

    suivant ton étude, si l’on considère que les bibliothèques québécoises sont dynamiques, peut-on en déduire que la société québécoise l’est également ?

  2. Ah, ben je savais bien que les locaux vides de ma bibliothèque future étaient explicables autrement que par :
    – le fait que je ne sais pas sourire
    – le fait que je propose tout à distance
    – le fait que je n’ai pas de livres à proposer, puisque j’ai TOUT désherbé…

  3. Euh, oui pardon, Cécile B.! J’avais oublié cette abondance de CécileS dans la promo!
    C’est exactement la question que je me pose. Et si moins de 20 % des Francais vont dans leur BM, c’est tout simplement parce qu’ils ne sont pas dynamiques?
    Plus ca va, plus je trouve cette hypothèse foireuse ! Envisagée comme ca, ca donne vraiment n’importe quoi, cette théorie de travail!
    Cela dit, il faut peut-être simplement en retenir qu’il y a un facteur sur lequel on ne peut pas agir totalement, c’est l’envie du public de s’investir dans sa bibliothèque..

    cécile B

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