De l'art de bien traiter le client (la bibliothéconomie américaine)

Un petit billet sur la lecture publique à l’américaine… Derrière la New York Public Library se trouve un parc, rénové à grands frais par les nombreuses entreprises du quartier, qui se sont cotisées pour offrir à leurs employés un espace agréable où passer la pause de midi. Première intervention du mécénat pour assurer une mission qui, en France, relève des collectivités publiques. Premières photos : un bout de ce parc et la NYPL vue de dos sur celle de gauche.

 Bryant Park dos NYPL.jpg          DSCF0149.JPG

Comme il se doit, ce parc est équipé de wifi. Sponsorisé par une firme qui y reconnaît sans doute ses intérêts (Google).

 Bryant Park wifi Google1.jpgDe quoi consulter le catalogue en ligne de la NYPL, ou plutôt les deux catalogues en ligne, celui des bibliothèques de recherche et celui de la lecture publique (une petite subtilité qui m’avait, je l’avoue, échappé – il paraît que je ne suis pas le premier).

La bibliothèque centrale publique n’est pas dans le bâtiment ancien, mais en face, avec la 5e avenue à traverser. Pour ceux qui ne veulent pas aller un bloc plus loin pour emprunter des livres — ce qui pourtant se fait à la vitesse du travail à la chaîne (avec des automates de prêt, bien entendu) —

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il y a aussi une salle de lecture dans le parc. Sponsorisée aussi, mais là, je ne vois pas très bien le rapport entre HSBC et les livres.

HSBC Rearding Room Bryant Park

La bibliothéconomie de l’institution où je travaille est un peu moins exotique, quoique l’emploi de Marc21 pour cataloguer des manuscrits n’est pas très répandu du côté européen de l’océan, pas plus que le catalogage séparé de chaque miniature dans une notice propre (mais subordonnée hiérarchiquement). C’est un peu comme intégrer Mandragore et la banque d’images de la BnF dans Bn-Opale plus, ou intégrer Liber Floridus et la bases Enluminures dans la version numérique du Catalogue général des manuscrits de France. La chose semble inouïe mais fonctionne plutôt bien. En tout cas, vu d’ici, l’intégration des différentes ressources dans un catalogue unique ne suscite aucune réticence, au contraire. Pour ce qui est du catalogue intégré, on apprend vite à jongler avec les limitations de recherche, ou avec des recherches plus ciblées pour éviter le bruit.

Avec tout cela, entre les grands débats Marc21 contre EAD et la participation aux événements culturels new-yorkais (car la Morgan Library et ses conservateurs se doivent d’y être présents), je me dirais presque que c’est une bonne chose qu’on m’ait supprimé mon temps de recherche personnel, parce qu’il y a largement à faire. En tout cas, pas le temps de dormir sur les livres, malgré l’exemple qu’on m’a mis sous les yeux.

 Léon dormant

 (c’est le personnage à droite, endormi sur un livre, qui me plaît beaucoup et que j’envie, pas saint François en train de recevoir les stigmates… à d’autres le masochisme).

 

 

2 thoughts on “De l'art de bien traiter le client (la bibliothéconomie américaine)

  1. Seigneur j’ai rajeuni durant la nuit mes yeux voient bien mieux les clichés de Dominique. Merci mon Dieu d’inverser pour moi la course du temps !

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