Bom dia tudos

More...Le soleil brille sur Luanda, la saison du Cacimbo (ce petit « hiver » sec, frais et poussiéreux propre au plateau de la capitale angolaise) s’est achevée hier avec la venue de la première pluie hier matin. Les températures grimpent et l’eau se réchauffe dans les baies. Le IIIe Symposium de la Culture Nationale Angolaise a pris fin lui aussi et les cartons de prospectus, d’affiches et de polycopiés des interventions encombrent pour quelques jours encore les bureaux de la BnA . Hier après le travail j’ai eu la chance de visiter la Fortaleza San Miguel, ce bastion blanc qui surplombe et surveille l’entrée de la baie de Luanda. Photos autorisées par les soldats à condition de ne pas se tourner vers le palais présidentiel. 360° -60°. J’ai bien l’intention de revenir de nuit pour prendre des photos de la capitale éclairée. Presque aussi impressionnant que San Francisco vue du roc d’Alcatraz. Enfin, c’est peut-être un peu exagéré…

Les VIE qui me sortent un peu depuis mon arrivée ici (sans voiture et sans eux, ce serait métro-boulot-dodo) me font découvrir peu à peu les alentours et l’intérieur de la capitale. Il paraît qu’il existe encore à Luanda des bars plus ou moins louches mais dont la réputation a gagné jusqu’à l’Afrique du Sud, et où on croise de vrais personnages de romans, « gueules cassées » et ex-mercenaires de la guerre, tenanciers à leur poste depuis des décennies derrière des façades criblées de balles et aux fenêtres clouées.

Pour les moins aventureux, l’Ilha, le cordon de terre qui prolonge la baie de Luanda au Sud, propose des bars et restaurants ouverts sur la plage des deux côtés et où on peut danser. Les Angolais sont de redoutables amateurs de danses latines et on m’a déjà signifié qu’il était impensable que je reste trois mois à Luanda sans danser la Semba, cette ancêtre de la Samba brésilienne, et la Quizomba, à mi-chemin entre le Zouk et la Salsa. Je me demande si je ne vais essayer de me casser une cheville ou deux pour éviter de me ridiculiser…

Côté bibliothèque (parce qu’il ne faut pas croire, je travaille quand même de temps en temps, du lundi au vendredi entre 8h et ….h du soir), je me familiarise avec les normes de catalogage portugaises et je vois le bout du tunnel en ce qui concerne le transfert du fichier papier des collections. Le récolement est loin d’être en route encore, mais ma prochaine tâche comprendra une commande de matériel de conservation préventive : la connexion internet étant un problème pour moi, les recherches sont longues. L’un de vous connaîtrait-il des sites de fabricants pour que je puisse faire des comparaisons de prix ? Merci d’avance…

La minute vocabulaire maintenant : comme promis la différence entre Coca (l’infâme breuvage « qui fait des trous dans vous », vous savez ce qu’on boit tous en vitupérant contre les E .U) et Cuca, la bière nationale angolaise. Oui, en Angola beaucoup, beaucoup de choses sont « nationales », héritage politique… D’ailleurs d’après les connaisseurs, ce qui fait la bonne bière dans ce pays c’est la qualité de la source utilisée.

Le jindongo, c’est un condiment préparé avec trois sortes de piments, de l’huile et de l’ail pour adoucir… Ca aussi ça fait des trous dans les estomacs non blindés ! A suivre : pourquoi je pourrais bien devenir une vraie Kaluanda, ce que c’est qu’un cadangueiro et pourquoi il ne faut pas se trouver sur sa route, et aussi la fabuleuse histoire le l’Ile aux coquillages, au large de Luanda.

Até breve, beijinhos !

0 thoughts on “Bom dia tudos

  1. Pour éviter de danser, tu peux toujours dire “pas avant la fin du catalogage intégral du fonds” (équivalent à quand les poules auront des dents’ :-))

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