La pudeur du bibliothécaire

Ce matin, première expérience de service public au département de la musique. Il a donc fallu mettre en pratique le parcours du combattant que je décrivais dans mon précédent post pour expliquer à des lecteurs désabusés que si, c’était normal de chercher dans 3 fichiers différents et de ne pas forcément trouver…

Je me suis délectée en apprenant que le personnel de la BnF avait ses petites modesties, ce qui impliquait de parler de la cote “O cédillé” pour ne pas dire “Q”. Malgré tout, les conservateurs d’autrefois ne manquaient pas d’humour puisqu’ils ont attrbué cette fameuse cote Q au fonds… de musique légère !

C’est promis, si j’en apprends plus sur le politiquement correct en bibliothèque, je partegerai mes informations, en vue de la publication d’un guide à l’usage des prochains DCB !

3 thoughts on “La pudeur du bibliothécaire

  1. Oui, il faut lancer un guide de ce type. Donc, on ne dit pas “J’ai dans mes magasins un tas de vieux bouquins juste bon à jeter à la poubelle” mais “Le fonds ancien a besoin d’un sérieux désherbage”. On ne dit pas “Ta bibliothèque est en vrac” mais “Ta collection a besoin d’une re-cotation”…

  2. Tout aussi transparente, la cote dite “Flagellation” (officiellement petit ybis) à la réserve des livres rares qui regroupe les ouvrages… sado-masochistes!

  3. Une autre histoire véridique de “Q”. Au département des imprimés de la BN(F), dans les années 60. Le magasinier responsable du secteur Q part à la retraite ou est muté. Je ne me souviens pas. La responsable chargée de la supersvion des équi pes de magasinage demande à un chef magasinier ce qu’il advient de l’affectation à ce poste d’un magasinier dénommé Loiseau . Elle utilise cette formule malheureuse : “Alors, quand est-ce que vous me mettez l’oiseau dans le Q”? On en rit encore…

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