Retroconversion mon amour

Evidemment, rue de Louvois, rien d’aussi exotique qu’en Angleterre, à New-York ou à Moscou, mais tout de même (d’ailleurs, on attend des nouvelles de Nouvelle-Calédonie et d’Angola !).

LE grand chantier du département de la musique, en ce moment, c’est la rétroconversion du fichier général. Il faut savoir que pour l’instant, les lecteurs qui veulent trouver un document doivent :

1. Aller voir dans Bn-Opale + s’il y est (ce qui est le cas s’il est entré à la BN après 1991 OU s’il s’agit d’une partition manuscrite d’avant 1800 dont le titre ou l’auteur commence par les lettres A-B-C-D-E-F-G – sans garantie pour les trois dernières lettres, encore en cours de traitement).

2. Aller chercher dans les petites fiches papier du fichier général.

3. Aller chercher dans les petites fiches papier du fichier du Conservatoire.

Bien sûr, il y a des exceptions, par exemple les lettres autographes qui se trouvent dans un fichier à part. Tout cela étant tout de même peu pratique, une grande entreprise de rétroconversion est en cours, qui concernera le fichier général (750 000 notices tout de même) et les lettres autographes. Le fichier du Conservatoire sera rétroconverti par la suite, vers 2012 en gros. Tout le départment travaille donc sur ce projet, le fichier devant être “nettoyé” pour la fin novembre. En pratique, ça veut dire que chacun se balade dans les couloirs les bras chargés de tiroirs de fiche et les passe une par une pour réécrire les fiches illisibles, uniformiser les vedettes auteurs et les titres uniformes, éliminer les doublons, etc.

En ce qui me concerne, je suis chargée de l’analyse de 31 catalogues d’imprimés et de manuscrits musicaux d’avant 1850 conservés en région. A terme, tous ces catalogues devront être rétroconvertis dans le CCFr, mais pour l’instant, il faut préparer la rédaction du cahier des charges. Comme, bien sûr, aucun n’a rédigé son catalogue de la même façon, je dois essayer de trouver des éléments communs pour fournir aux “opératrices de saisie” (et pourquoi pas “opérateurs”, d’ailleurs, hein ?) des critères objectifs pour mettre telle information dans telle case…

Mon bureau est donc couvert de catalogues / cahiers des charges / post-it et autres CD (eh oui, ici on travaille en musique !), mais je donne sur la noble BnF rue de Richelieu, c’est presque aussi chic que Françoise !

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