Kizombo et Cuca

Bienvenue au pays de la moustache joséfienne et des embondeiros. Les embondeiros, ce sont les baobabs, l’emblème du pays et, à ce que j’ai pu en voir pour l’instant, la principale végétation du plateau de Luanda. Après trois semaines passées ici, j’ai enfin accès à une connexion internet qui ne coupe pas, alors j’en profite pour mettre mon petit grain de sel sur le blog.

Côté expérience professionnelle, j’expérimente la loi McGyver, qui permet à tout un chacun de bâtir un hélicoptère avec un canif et un chewing-gum. Et, Dominique, je t’envoie tous mes encouragements parce que je me trouve un peu dans la même situation que toi (vis-à-vis de la BnA): “on” s’est débrouillé pour me trouver de l’occupation et mon sujet de recherche, c’est pour les soirées et les W-E. Autant dire que je n’ai pas le temps de m’ennuyer. Au programme, un récolement à organiser à partir d’un fichier papier qui a connu des jours meilleurs, une base de données à créer sans outil informatique de catalogage, et l’installation d’hygromètres et d’un nouveau matériel de conservation… Après un premier jour de panique, on s’aperçoit que la débrouille ça peut être très intéressant. Le seul bémol c’est que pour faire mes rapports régulièrement à la directrice de la Bn, ça me prend deux fois plus de temps de traduire mes notes que de les rédiger :-). Et puis être stagiaire française à la Bn d’Angola fait de vous une sorte de curiosité, même pour les VIE (comprendre volontaires internationaux) ; et permet de croiser toutes sortes de gens. La semaine dernière, le ministre de la défense (ou l’équivalent, je ne connais pas son titre exact ici) est venu avec son staff visiter la Bn et a “passé en revue” le personnel. C’est dans ces cas-là aussi que je voudrais ne pas parler le portugais comme une Islandaise.

Côté tourisme, la situation est en revanche assez frustrante, d’une part parce que le temps me manque et aussi à cause des consignes de sécurité, mais ce que j’ai pu voir pour l’instant de ce pays est fascinant. La construction explose dans la capitale, les entreprises se montent à toute allure et l’image qu’on a de l’Angola en Europe aurait besoin d’un bon dépoussiérage. Les traces de la guerre sont toujours là (les façades grêlées d’impacts de balles et les arbres qui poussent dans les maisons à ciel ouvert sont là pour le rappeler) mais on sent le regain. Il est vrai que tout cela ne concerne que la capitale, mais les autres villes du pays (Huambo, Namibe, Kuito…) commencent à attirer les pétroliers et les exploitants divers: marbre, diamants, pétrole, l’Angola est toujours riche. J’aimerais pouvoir vous envoyer une photo de la baie de Luanda, qui, illuminée la nuit, ressemble à n’importe quelle grande ville européenne de bord de mer avec ses lumières et ses hauts immeubles. D’ailleurs l’avenue qui longe cette baie est surnommée la “promenade des Anglais angolaise”.

Au prochain numéro, vous apprendrez ce qu’est le “Kizombo” et pourquoi on ne doit surtout pas confondre Coca et Cuca, ce qu’est la “Feijada” et ce qu’on doit dire aux automobilistes angolais pour être respecté…

A bientôt et bon travail

Coralie

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