La minute nécessaire en moins drôle

EBSCO est ton ami…

Puisque le monde entier nous regarde, soyons sérieux cinq minutes.
Donc, j’ai assisté mardi matin à une réunion d’info organisée par EBSCO sur Lyon, à destination de leurs clients (BU – et donc conservateurs chargés des acquisitions, administrations publiques, etc…).

Je vous passe le buffet (je ne suis pas resté, non non), le message publicitaire inévitable, et la description in extenso des services proposés par EBSCO.

Voici quand même quelques infos et remarques, qui n’engagent que moi, et qui peuvent permettre de distinguer certaines évolutions en cours/à venir dans le domaine des ressources électroniques :

1/ EBSCO essaie de proposer un « bouquet » d’outils qui se chargent de tout (gestion des abonnements, résolveur de liens, outils de gestion des statistiques). Bientôt, il y aura un outil qui fera aussi le café, et il n’y aura plus besoin d’avoir des personnels dédiés dans la bibliothèque pour s’occuper de la gestion des ressources électroniques, snif. (mémo : penser tout de même en attendant à former les personnels de bibliothèques à l’utilisation de ces outils incontournables)

2/ Ils viennent de lancer une base de données spécialisée Vente et Gestion composée de ressources francophones (mémo : enfin ; euh je parle du francophone parce que pour la Gestion…. A quand une base Bibliothéconomie ???…)

3/ On nous a présenté un nouveau moteur de recherche fédérée couplé à AtoZ qui tape sur des bases de données bibliographiques et/ou en texte intégral, des revues, des catalogues, des e-books, des bambous (et c’est numéro 1). Parce que c’est pas le tout d’avoir des milliards de pages sous la main, encore faut-il y trouver quelque chose et pouvoir l’atteindre… Mine de rien c’est un vrai problème : comment trouver des trucs pertinents dans toute cette info qui ne cesse de grossir ? Faut-il former des conservateurs-truffiers ?

4/ Nous avons eu droit ensuite à la description d’un nouveau service de vente d’ebooks mis en place avec la collaboration d’éditeurs anglo-saxons (encore). Cela a donné lieu à un mini-débat dans la salle, à propos de l’offre : faut-il des ebooks/manuels pour les 1er cycles, ou des choses plus pointues pour la recherche ; est-ce judicieux de proposer des « bouquets » d’ebooks (c’est la position d’EBSCO pour l’instant) ; quid de l’impression papier souvent limitée à une partie seulement de l’ebook alors que les chercheurs particulièrement en LSH aiment le papier (mémo : dans mon futur service, penser à faire recouvrir les ebooks de plastique pour les protéger)

5/ Une nouveauté : un service de bouquets restreints (pour compenser l’actuelle solution des abonnements à 10000 revues d’un bloc) pouvant aller selon le commercial jusqu’à un abonnement à une seule revue… le tout au prix de l’abonnement papier… (mémo 1 : depuis le temps que je dis à David S. que le papier est mort dans le domaine de la recherche…) ; ça peut être une solution pour les bibliothèques qui se contrefoutent d’être abonnée à 45678999 revues (mémo 2 : j’ai pas pensé à demander si les particuliers pouvaient s’abonner ; parce que Pif Gadget online, ça me dit bien)

Des problématiques transversales : quid de la pérennité de mon accès ? Si je cesse mon abonnement, pourrais-je encore accéder aux numéros de la revue / à l’ebook que j’ai payé (la réponse est souvent non, cherchez l’erreur) ; quid des ressources en français (le commercial avec qui j’ai discuté a eu une réponse assez claire : la recherche se fait surtout dans les pays anglophones, et vlan) ?

Voilà, je mets fin à ce pensum. Précisons que j’ai demandé au commercial de me mailer toutes les présentations (powerpoint mon amour… message subliminal : OpenOffice fait ça tout aussi bien et gratuitement). Si l’on filtre la pub contenue dedans, il y a tout de même des infos à glaner sur la manière dont tout ça fonctionne. Je les tiendrai à disposition de ceux et celles que ça intéresse.

0 thoughts on “La minute nécessaire en moins drôle

  1. C’est bien aussi de parler boulot, c’est vrai. En ce qui me concerne, ca volera moins haut, parce que d’abord, il faut que je comprenne de quoi tout le monde parle autour de moi en Angleterre… d’un autre cote, puisque je suis immergee (sinon noyee) dans la langue anglaise depuis 15 jours, je vais pouvoir passer directement a l’ecriture (en anglais) d’articles de recherche, il faut voir le bon cote des choses…

  2. Salut! 😉 Les présentations, Powerpoint ou autres, m’intéressent. Je suis en train d’essayer de travailler sur le dossier des périodiques électroniques et autres ressources en ligne, mais on n’a pas eu la chance de voir EBSCO débarquer dans la ci-devant principauté ecclésiastique wallonne. Pourtant, c’est le fournisseur des revues en ligne de la bibliothèque universitaire de Liège… Avec des accès pas très évidents pour les versions électroniques des périodiques pour lesquels on a un abonnement papier…
    Merci pour tes conseils avisés, Daniel, tu es bcp plus au fait de ces questions que moi qui découvre ce vaste continent virtuel… 😉
    Promis, j’enverrai bientôt un post sur Liège et la Belgique, même si c’est bcp moins exotique que d’autres destinations! 😉
    PS: La cathédrale de Liège est jolie à l’intérieur mais aurait besoin d’un sérieux décrassage à l’extérieur…

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