Chronique milanaise

Depuis lundi, je n’ai donc que quelques pas à faire pour me rendre au Duomo – l’imposante cathédrale de Milan – qui reste étonnant et majestueux malgré les quelques échafaudages qui l’environnent. La population que je croise à la pause de midi correspond bien à la faune d’hommes et de femmes d’affaires qu’on imagine dans cette capitale économique et financière. Costumes chics et talons hauts sont de mise.
Je vous écris de la salle de lecture de la bibliothèque qui est d’un calme que n’égale certainement pas la cathédrale assaillie par les touristes. Même les sonneries de portable sont plutôt discrètes, ce qui est notable dans un lieu public italien. Il faut dire qu’il s’agit de l’espace le plus fréquenté de la bibliothèque et que personne n’y circule véritablement puisque les livres ne sont pas en accès libre. Eh oui, venez à Milan, vous aurez l’occasion de vivre en direct une bibliothèque qui ressemble sans doute à ce que l’on trouvait dans la première moitié du XXe siècle en France. Cette immense salle a un côté salle d’examen accentué par la majorité d’étudiants apparemment en pleine révision qui l’occupe : des tables, deux bureaux qui leur font face, occupés par les « surveillants » de salle et des rayonnages contre les murs remplis d’encyclopédies dans l’ensemble d’une modernité douteuse. Il s’agit peut-être du concept de la bibliothèque centrale de référence, j’en saurai plus cet après-midi après mes premières visites d’autres sites.
Je devrais avoir une carte d’emprunteur demain, ce qui me permettra de ramener chez moi deux livres à la fois (point trop n’en faut), mais pour une période maximum de 30 jours. Pour obtenir cette carte, il faut être résident en Lombardie et payer 6,90 Euros par mandat postal. Je suppose qu’il s’agit d’empêcher toute circulation d’argent liquide au sein de la bibliothèque. Les retards sont également gérés par une suspension du prêt. La suspicion est naturelle dans un pays qui ne brille pas par la transparence de ses comptes publics et la probités de ses agents.
Les nouveautés que l’on peut admirer derrière une vitrine sont plutôt intéressantes, on y trouve même du Fred Vargas en français! Mais je ne sais pas encore si on a le droit de les toucher, voire peut-être de les emprunter et de les lire…
La chaleur est estivale, 30 degrés hier soir vers 19h. J’ai retrouvé l’été après un mois d’août plutôt froid et pluvieux dans les Alpes et dans la Drôme. J’avoue que Milan se révèle comme prévu merveilleusement située. Le Lac de Côme le we dernier était superbe. Venise, normalement le we prochain… La ville elle-même me paraît même plus accueillante qu’en mai dernier, elle se laisse découvrir pas une infinité de détails architecturaux noyés parmi des constructions moins heureuses. On y trouve même des coins paisibles à l’abri du flux ininterrompu de voitures, de petites places où boire un Pratto (vin blanc de la région de Brescia d’un arôme étonnant) accompagné de quelques antipasti bien choisis (artichauts, olives, focaccia al rosmarino – pâte à pain légère et garnie d’huile d’olive et donc de romarin en l’occurrence, prosciùtto, etc.).
A bientôt pour d’autres nouvelles puisque je vais dès cet après-midi visiter quelques bibliothèques d’arrondissements…
PS: Je n’ai pas encore osé sortir mon appareil photo et ma connexion à Internet est un peu compliquée, mais j’espère pouvoir ajouter quelques images d’ici peu.

0 thoughts on “Chronique milanaise

  1. Bonjour les DCB 15!
    J’espionne votre site! Rien à voir avec notre blog de l’année dernière où trois photos se battaient en duel, les chutes du Niagara contre les minarets marocains!
    Je me régale tous les matins, nostalgique de cette belle époque où j’étais payée pour voyager et réfléchir en feuille de style).
    A bientôt,
    Claire, ex-DCB 14

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