Meuse, l'oubli….

C’est moins glamour que la Tunisie ou Lyon, mais je suis revenu sur les lieux de mes crimes. Voici donc la Meuse telle qu’elle s’étale à Dun-sur-Meuse, le bourg tout proche de Stenay, bourgade tranquille où j’ai traumatisé des générations d’élèves.

Ici, nulle BU, pas de manuscrits médiévaux, mais des canards et des péniches, ce qui repose et donne envie de relire Simenon. C’est aussi ici qu’est mort le sculpteur Ipousteguy dont quelques oeuvres sont sur la place voisine de l’Opéra de Lyon – eh oui, tout est lié…

Dun_sur_Meuse.JPG

PS : Le titre “Meuse, l’oubli…” a été emprunté à l’écrivain Philippe Claudel.

0 thoughts on “Meuse, l'oubli….

  1. Bon, je vais faire mon cuistre : il n’y a plus de péniches en France depuis les années 1970 ! Alors, Daniel, de deux choses l’une : ou bien tu avais trop bu, ou bien tu as vu des bateaux d’un autre type, d’abord !

    David B., ex-adjoint au conservateur du musée d’intérêt national de la Batellerie de Conflans-Sainte-Honorine

  2. Mon bon, je t’assure que je vois passer des trucs qui flottent sur l’eau et ressemblent à s’y méprendre à des péniches.
    Mais peut-être s’agit-il de bateaux d’un autre type… Pourtant, ma belle-mère est fille de mariniers. Est-ce à dire qu’elle a trop bu aussi 😉 ?

  3. Mince, si même les mariniers se mettent à parler de “péniche” !

    Moi, quand j’utilisais ce mot devant eux pendant mes visites guidées, ils me tapaient ! D’où ma reconversion dans les bibliothèques…

  4. Après discussion avec ma belle-mère : “une péniche, c’est en bois. C’est un vieux truc… Y’a pas un marinier qui parlera de péniche, il parlera de bateau, c’est plus chic…” J’ai bon, là ?

  5. Alors moi personnellement j’ai joué et servi du thé sur la péniche Alternat à Paris et le patron appelait ça une péniche (mais il est pas marinier de formation). Que dire alors de la Péniche Opéra, de la péniche Adélaïde ?
    Remarquez, vous savez bien qu’on ne parle pas de livre, mais d’exemplaires et qu’on ne doit pas dire BU mais Service Commum de la Documentation.

  6. D’où ces lois générales :

    1/ un marinier qui parle de péniche n’est pas exemplaire
    2/ un conservateur qui parle de BU n’est pas conservateur
    3/ une péniche mal cotée vaut mieux qu’une cotte mal taillée
    4/ un conservateur qui a trop bu n’a plus le pied marin
    etc…

  7. Après ces envolées lyriques et orthographiques, je me permets de faire à savoir à Daniel que sa photo est très belle.

    PS : proposition pour la loi n°3 : ou qu’une côte mal pédalée
    (ça m’a l’air vallonné comme endroit… ça me rappelle un peu la Normandie, la culture de la barque/péniche/bateau en plus).

    PS2 : est-ce que c’est la faute de ma connection internet ou le BV ne marche-t-il encore pas ??

  8. Je reviens juste de vacances pour constater que vous avez écrit des romans,.
    A propos des péniches: en bas de chez moi (enfin, de chez mes parents) à Nantes, il y a l’Erdre (un charmant affluent de la Loire); sur l’Erdre, il y a plein de péniches, et même des gens qui habitent dedans; quand j’allais à l’école primaire, j’avais des amies qui habitaient dans des péniches, et je suis même déjà allée à un goûter d’anniversaire sur une péniche! Alors comment ça les péniches ça n’existe plus? On m’aurait menti?

  9. En fait, l’explication, c’est que les mariniers ne veulent pas parler de péniches, mais de bateaux, lorsqu’ils parlent de leurs pé… euh bateaux. Bateaux, ça fait plus classe que péniche.
    Donc, un marinier qui parle de péniche n’est pas un vrai marinier, c’est à ça qu’on les reconnaît 😉

  10. Enlarge your péniche 😉

    Plus sérieusement, wikipedia nous apprend que :

    “Divers gabarits furent expérimentés en fonction des écluses équipant les canaux construits jusqu’à la fin du XIXe siècle. Les plus standardisés furent alors le gabarit “Becquey” (1822. Ecluses de 30,40 m x 5,20 m, mouillage 1,60 m, hauteur libre 3 m), supplanté en 1879 par le gabarit Freycinet déterminé par les dimensions de la péniche dite “flamande” ou “spits” : écluses de 39,50 m x 5,20, mouillage 2,20 m, hauteur libre 3,70 m, adoptées et imposées par la réforme Freycinet de 1879

    La péniche traditionnelle la plus courante, en bois et dite ainsi gabarit Freycinet, mesure 38,50 m de long sur 5,05 m de large. Selon son origine et sa morphologie, elle peut être une “bélandre”, un “alsacien”, un “spits”, une “flamande”…

    Un terme galvaudé

    Pour les puristes, seul mérite le nom de “péniche” ce type de bateau, avec ces dimensions-là. On remarquera d’ailleurs que le mot “péniche” est très rarement employé par les mariniers eux-mêmes, qui parlent de “bateau”, “automoteur”, “chargé” ou “vide”. Autrefois, du temps où tous les bateaux n’étaient pas motorisés, on distinguait les “tractionnés” ou “tractions”, qui étaient encore halés, et les “moteur”.

    Si l’on peut tolérer l’emploi du mot “péniche” pour des bateaux du genre “tjalk”, “luxmotor”, “aak” (qui furent et sont encore pour certains des bateaux de transport hollandais) ou “automoteur de rivière”, il ne saurait être question de l’appliquer aux petits bateaux de plaisance, dont l’appellation officielle est “coche de plaisance” : la différence est la même qu’entre un semi-remorque et un camping-car ! Pour ne pas passer pour un ignare total en ce domaine, il suffit de se rabattre prudemment derrière le mot “bateau”, tout simplement !”

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